Chers consœurs et confrères,

Pourquoi un programme pour une élection au bâtonnat du barreau de Bruxelles ?

Il peut paraître choquant de poser la question.

Et pourtant…

Je pourrais donc m'arrêter là.

Il n'est cependant pas question de me dérober.

Le bâtonnier a les moyens d'une politique. Personnellement je n'en doute pas sinon je ne serais pas occupée à vous l'écrire.

Mais qu'attend-on du Bâtonnier (et de l'Ordre) ? Et en ce qui me concerne, quel sera votre bénéfice immédiat quand vous m'aurez élue?

Vous attendez des propositions concrètes et réalisables.

Concrètes, parce que vous attendez autre chose que des mots.

Réalisables parce que, dans le champ des possibles, il faudra distinguer ce qui est directement au pouvoir du bâtonnier et de son Ordre, ce qui relève des compétences de l'OBFG au sein duquel il peut initier et porter des projets et, plus loin ce qui relève du fédéral en termes de politique législative et budgétaire.

Au-delà de ces contraintes, le bâtonnier reste un meneur dont le défi sera d'utiliser le plus efficacement possible ce qui est en son pouvoir pour obtenir ce qu'il veut pour son barreau.

Et ce d'autant qu'un autre constat s'impose : le barreau n'a que l'Ordre et son bâtonnier pour le défendre. Nous n'avons au sein de nos barreaux aucune organisation syndicale comme, par exemple, chez les médecins qui, à côté de leur ordre, ont des chambres syndicales pour les représenter.

Je ne veux pas dire par là que les avocats doivent se "syndicaliser" mais qu'ils doivent se fédérer sûrement.

Les avocats doivent apprendre à se défendre comme profession et leur bâtonnier doit être leur fer de lance.


Votre bien dévouée,

signature
Marie-Françoise Dubuffet